American Horror Story: 1984

Avec beaucoup de retard, je me devais de revenir sur la saison 9 d’American Horror Story, série que je visionne tous les ans malgré mes reproches de plus en plus réguliers puisque je préfère encore et toujours les saisons 1 et 2 (et de trèèèèès loin !). Après une saison 8 honorable, surtout derrière la catastrophique saison 7, que vaut ce retour dans les années 80 et les slashers ?

ahs-s9-1

Et bien, pas grand chose, ma p’tite dame. Globalement, ce n’était pas la pire saison de la série. Les optimistes diront que c’est déjà ça de pris. Mais c’était toujours bien inférieur aux deux premières saisons. A ce stade, je ne suis plus surprise. Je ne m’attends plus à ce que la série refasse de l’horreur et de la psychologie. On reste donc dans un genre pseudo horreur qui sert plus à faire de « l’humour » et de la parodie qu’autre chose. Les quelques premiers épisodes se laissent plutôt bien suivre. On présente les personnages, les méchants, le lieu du camp qui est central dans la saison. On a donc un minimum envie de voir les choses évoluer. C’est déjà un bon point, renforcé par le fait qu’il n’y a pas 500 personnages et 500 sous-intrigues différentes. La série a donc un fil conducteur plutôt clair tout du long.

Mais on retombe aussi très vite dans les travers habituels d’AHS. Ça part un peu dans tous les sens ; les personnages n’ont pas toujours des réactions logiques ; ils ne sont pas tous intéressants et développés ; le scénario lui-même n’est pas toujours logique ; certains éléments qui ne demandent qu’à être développés ne le sont pas ; les morts reviennent à la vie et tout ça… Rien de nouveau sous le soleil. Il faut l’accepter pour aller au bout.

Puisque j’ai vu la saison quand elle est sortie, mes souvenirs sont assez vagues. Je ne vais donc pas revenir en détails (et en spoilers) sur ce qui s’est passé. Je ne sais même pas si cela en vaudrait la peine si je me souvenais des détails de toute façon… Je terminerai par le fait que cette saison fut marquante par l’absence des ses grosses têtes d’affiche habituelles (pas d’Evan Peters, de Sarah Paulson ; juste une petite participation de Lily Rabe…). Mais globalement, les nouveaux et les quelques anciens s’en sortent (même Billie Lourde exprime un minimum d’émotions ! Reste que je pense toujours qu’elle ne joue pas toujours très juste…). Certes, ce n’est pas comme si le scénario demandait beaucoup d’effort de jeu non plus. Disons que dans une saison aussi peu marquante, l’absence des gros calibres de la série n’est pas très grave en fait. Et les acteurs présents font le boulot demandé.

Conclusion : AHS fait du AHS. Cela ne vaut plus les premières saisons. Mais ce n’est pas la pire saison de la série puisqu’il y a un minimum de développement scénaristique qui tient jusqu’au bout. Et c’est tout, car cela ne nous débarrasse pas des boulets habituels traînés par la série, entre illogismes et trop plein. Autant dire que cela ne marquera pas les annales. En un mot : bof !

Note : 5/10 (gentiment)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s